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S8 — Gestion d'énergie hiérarchisée (délestage de la propulsion)

Répond à : P12 (gestion d'énergie), P19 (opération sur cycle solaire)

Principe

Le logiciel arbitre en priorité absolue :

Navigation + Communication + Balise  ←  premier servis
Propulsion                           ←  premier délestés

Concrètement, par batterie basse ou ciel couvert, l'autopilote :

  • Réduit le throttle
  • Puis coupe le moteur la nuit, laissant le bateau dériver/loiter
  • Accélère par fort soleil

On vise une vitesse moyenne ~1,5–2 nœuds — jamais une vitesse fixe. C'est le mode « charge-puis-avance » naturel d'un solaire : illimité au soleil, à l'arrêt dans le noir.

Faisabilité (équipe étudiante)

Le maillon faible à transformer en avantage compétitif

McMillan reconnaît la gestion logicielle d'énergie comme son maillon faible sur ses deux traversées réussies. Une équipe logicielle forte peut en faire un avantage décisif.

Une machine à états de gestion d'énergie (seuils de tension/SOC, état d'ensoleillement, heure) pilote le throttle via ArduPilot ou un superviseur dédié (S10).

Matériel / composants

  • Capteur de tension/courant par banc (shunt/INA)
  • Entrée MPPT (puissance solaire instantanée)
  • Horloge
  • Logique dans l'autopilote ou superviseur

Coût estimatif

0–40 € (capteurs) — l'essentiel est du logiciel.

Avantages / Inconvénients / Risques

Avantages

  • Évite à la fois la décharge profonde (perte de l'électronique) et le gaspillage d'énergie

Inconvénients

  • La gestion fine de l'énergie est subtile (hystérésis, prévision)

Risques

  • Seuils mal réglés (oscillations marche/arrêt, ou décharge trop profonde)
  • Mitiger par tests en conditions variables et marge de réserve

Exemples & sources

  • McMillan (SeaCharger & 2025) : « pas tout à fait assez de batterie pour avancer plein pot toute la nuit » → throttle réduit, moteur off la nuit ; gestion logicielle = maillon faible reconnu
  • Stratégie SeaCharger : « endurance 3 jours dans le noir, illimité au soleil »